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mardi 3 mars 2020

ÉGYPTE

Notre arrivée en Egypte, au Caire, fût marquée par de froides températures. Les habitations sont conçues pour les fortes chaleurs, donc autant dire qu’en hiver, la nuit, il faisait aussi froid dehors que dedans (10°C). Nous avons eu froid pendant toute la traversée du pays.



Nous sommes restés quelques jours au Caire avant de commencer notre traversée de l'Afrique de l'Est. La circulation dans la capitale nous a particulièrement impressionnée. Le trafic est dense et les piétons ne sont pas prioritaires. Si bien que traverser la rue relève parfois de l’exploit, avec des prises de risque importantes. Notons aussi que ce trafic de (vieilles) voitures, de motos, de bus et minibus participent activement à la pollution de l’air. Nous nous sommes mis à tousser au bout de quelques jours.





Au Caire, nous n'avons pas eu de difficultés pour nous restaurer et boire du thé. La ville offre beaucoup de commerces et des marchés locaux bien garnis dans les différentes rues des quartiers.










Nous avons testé la cuisine locale, notamment le plat égyptien : " kochari'' C'est un mélange de riz, pâtes, lentilles, oignons frits, jus de citron et sans oublier le coulis de tomate ultra pimenté.


En Egypte, nos journées furent rythmées par le muezzin. Nous sommes dans un pays arabe où la religion, l'Islam, à une grande importance. Le premier appel à la prière, vers 5h du matin, avait tendance à écourter notre nuit de sommeil, mais un très bon réveil pour commencer tôt la journée à vélo.


Nous avons remarqué l'absence de la femme dans cette société. Que ce soit dans la rue, dans les restaurants et dans les commerces nous étions entourés à 90% d'hommes. De plus, comme dans le métro, la mixité n'est pas autorisée.

Pour traverser le pays, nous décidons de remonter le Nil par la route agricole. Mais pour cela, nous devons quitter le Caire et sa banlieue, ce qui n'est pas chose aisée à vélo. La solution, c'est de partir aux aurores.



Rapidement, nous avons rencontré notre premier contrôle de police "check point".
Nous y avons fait la rencontre d'un chef de police bienveillant qui nous a même laissé son numéro personnel pour toute la traversée du pays.
Les escortes de police, nous avons rapidement arrêté de les compter. La rotation se fait environ tous les 30 à 50 km avec le même rituel de présentation des papiers et le flot de questions régulièrement très personnelles.
La police égyptienne nous a offert une protection que nous qualifions de "surprotection". Aucun bivouac n'était autorisé, les policiers veillaient particulièrement à ce que nous arrivions à un hôtel en fin de journée. Même si certains officiers étaient vraiment sympathiques, leur présence nous a empêché d'appréhender comme nous le souhaitions la vie locale. Notre présence était parfois même plus remarquée avec la police que si nous étions seuls. Souvent, elle n'hésitait pas utiliser la sirène pour nous dégager le passage.





La route agricole est magnifique si nous faisons abstraction de la présence massive des déchets en plastique. La gestion des déchets ne semble pas être une priorité mais devrait devenir un enjeu majeur dans ce pays aussi, où il est parfaitement normal de jeter n'importe quoi par terre.


Les bords du Nil, les champs verts, les agriculteurs et leurs ânes dessinent de merveilleux paysages.






L'agriculture vivrière, sans pesticides, nous a permis de déguster de succulents fruits et légumes en bord de route.



Enfin, l'Égypte nous a transporté dans les siècles passés des Pharaons. Les temples, les pyramides et les tombeaux sont d'une grandeur et beauté stupéfiante.
Toutefois, le tourisme de ces lieux apporte malheureusement avec lui le rapport à l'argent où le visiteur n'est considéré que pour son porte-monnaie. Nous subissons les incessantes sollicitations pour nous vendre tout et n'importe quoi.




















mercredi 15 janvier 2020

L'OBTENTION DU VISA POUR LE SOUDAN LE 08/01/20

Nous nous étions renseignés. Nous avions obtenu de précieux conseils. Mais il n'empêche que l'obtention de ce visa reste un parcours du combattant administratif !

Pour que vous compreniez mieux, voici le déroulement de cette longue journée.

Nous arrivons vers 09h00 à l'ambassade du Soudan (au Caire). Nous entrons facilement dans la pièce réservée aux non égyptiens.
Là, nous retrouvons Perla, une italienne rencontrée la veille, qui a déjà plusieurs années de voyage à vélo au compteur.
Perla étant arrivée un peu plus tôt que nous, elle a déjà réussi à obtenir le fameux formulaire dont on nous a tant parlé. Ce n'est pas notre cas, et pas moyen de trouver quelqu'un qui en donne encore, ça commence bien !
La pièce dans laquelle nous sommes réunis, possède une cinquantaine de sièges, 5 guichets administratifs et un guichet de caisse.


Nous savions qu'il fallait tout de suite nous positionner devant le guichet administratif le plus à gauche, réservé aux étrangers.
Vers 09h15, deux hommes de l'ambassade font leur apparition derrière les guichets. Tout le monde assit dans la pièce se lève soudainement et se précipite dans leur direction.
Ne nous étant pas assis, nous sommes donc dans les 10 premiers de la file.
Perla qui est devant nous, réussie à nous avoir 2 formulaires. Ils sont écrits en arabe et en anglais, mais ce n'est pas vraiment intuitif pour renseigner les informations demandées. Cela ne nous décourage pas !


C'est là que ça devient intéressant ... pour avoir le visa, il convient de fournir des documents et notamment des photocopies.
Les photocopies du passeport et du visa égyptien ainsi que 2 photos d'identité, nous les avions anticipées. Par contre, il convient de faire une photocopie du formulaire complété. Priti reste donc devant le guichet, avec tous nos documents, se faisant comprimer par les personnes suivantes tendant leurs papiers. Pendant ce temps, je sors de l'ambassade pour faire les photocopies 3 bâtiments plus loin. Évidemment, il y a la queue à la photocopieuse.
Je reviens avec les formulaires, Priti donne tout à l'agent. Ce dernier nous les prend avec nos passeports. C'est bon, la première étape est validée !

On patiente alors, on patiente... L'agent appose un tampon sur notre formulaire et nous rend le passeport avec la liasse de documents.

Nous nous dirigeons ensuite vers la caisse où le tarif est de 150 US dollars par personne. Et mieux vaut avoir le compte juste ! Nous commençons à être rodés : on patiente pour donner nos dossiers à la caissière car nous ne sommes pas les seuls. L'avantage d'être deux, c'est que Priti en tant que femme est prioritaire. Nous gagnons ainsi quelques places.
Une fois les dossiers confiés et les 300$ réglés, je vous laisse deviner la suite : nous patientons !
Nous récupérons nos documents avec une feuille supplémentaire.


Nous retournons alors refaire la queue au guichet administratif pour donner le dossier finalisé. Nous nous y attelons. Une fois restitués, on nous fait comprendre symboliquement avec 4 doigts "RDV à 16h".
Il est alors 12h30. Ce petit manège nous a épuisé.
Non pas que ce soit compliqué, mais juste terriblement mal indiqué et pas du tout optimisé.

Avec Perla, nous prévoyons de retourner à l'ambassade pour 15h00. Entre temps, nous allons déjeuner et boire un thé.

A 15h00, retour dans la salle d'attente et comme son nom l'indique : attente. Le précieux visa nous sera finalement délivré vers 16h30.

Signalons qu'il était important de démarrer au plus vite les démarches pour obtenir le visa le jour même ( de 09h00 à 10h30). Ceux qui arrivent trop tard se voient délivrer leur visa le lendemain. Dans notre cas, nous étions un mercredi et l'ambassade était ensuite fermée jusqu'à dimanche. Nous ne pouvions pas nous permettre de perdre 3 jours à attendre.

En discutant avec les personnes autour de nous, beaucoup étaient d'accord pour dire que ce visa est l'un des plus fastidieux à obtenir.
Cependant, nous sommes sortis de l'ambassade avec le sourire aux lèvres. C'était une bonne journée ! Comme un rite de passage à effectuer pour démarrer l'aventure !


samedi 14 décembre 2019

PRESSE - LE DAUPHINE LIBERE - 11/12/2019

Nous tenions à partager notre départ avec les habitants de la Drôme.

Valence, une ville dans laquelle nous avons tellement aimé vivre pendant les 18 mois précédents notre départ.

Merci encore à Thibaut Carage, pour avoir su si bien retranscrire notre projet.